Artisan de pose de parquet et plancher dans l'Indre et le Cher

Un parquet se pose de trois manières, flottante, collée ou clouée. Chaque technique correspond à un type de lame, à un support et à un niveau de confort acoustique. Le choix se fait avant l'achat du revêtement, puisqu'il conditionne le produit lui-même.

parquet

Techniques de pose

La pose flottante emboîte les lames entre elles sans aucune fixation au sol, l'ensemble reposant sur une sous-couche. Elle convient au stratifié et au contrecollé, se réalise vite et reste réversible. La pose collée solidarise chaque lame au support par un cordon de colle appliqué au peigne cranté, ce qui supprime la résonance et autorise les lames larges. La pose clouée, enfin, fixe les lames sur des lambourdes et constitue la technique traditionnelle du massif épais.

Ces trois méthodes ne se valent pas selon la situation. En rénovation sur carrelage existant, la pose flottante évite une dépose lourde et coûteuse. Sur un plancher chauffant, la pose collée transmet mieux la chaleur, l'absence de lame d'air supprimant une résistance thermique intermédiaire. En étage d'immeuble, la pose collée sur sous-couche souple donne le meilleur résultat acoustique. La pose clouée, elle, surélève le sol de 6 à 8 centimètres, ce qui impose de recouper les portes et de reprendre les seuils.

Pose collée

La colle s'étale au peigne cranté sur la totalité de la surface, par zones correspondant à son temps ouvert, généralement 15 à 30 minutes. Le support doit être parfaitement plan, propre et sec, le moindre creux se retrouvant en point mou sous les lames. Un primaire d'accrochage s'applique au préalable, adapté à la nature du support, une chape anhydrite et un ancien carrelage n'acceptant pas le même produit. Les colles en polymère MS dominent aujourd'hui le marché, avec une élasticité qui accompagne les mouvements du bois.

Ce mode de pose apporte trois avantages concrets. Il supprime l'effet de caisse de résonance de la pose flottante, très perceptible sous les pas. Il autorise les lames larges au-delà de 18 centimètres, dont le mouvement transversal deviendrait sinon gênant aux jonctions. Il convient enfin au parquet massif comme au contrecollé, y compris sur plancher chauffant. Sa contrainte principale reste le délai, le sol ne se remettant en service qu'après 24 à 48 heures.

Pose clouée

Les lames se clouent sur des lambourdes de section courante, espacées de 30 à 40 centimètres selon l'épaisseur du parquet. Les clous se posent en biais dans la languette, de façon à rester invisibles une fois la lame suivante emboîtée. Cette technique traditionnelle concerne le massif de 14 millimètres et plus, qu'elle laisse libre de travailler tout en le maintenant fermement. Elle se pratique sur solives, sur un ancien plancher ou sur des lambourdes scellées dans une chape.

Le vide créé sous le parquet appelle deux précautions. Il se comble par un isolant en panneaux ou en vrac, sans quoi la pièce résonne fortement et le confort thermique se dégrade. Les lambourdes reçoivent par ailleurs un traitement préventif contre les insectes, la zone n'étant plus accessible ensuite. La surélévation de 6 à 8 centimètres se prévoit dès l'étude, avec la recoupe des portes et le raccordement aux seuils des pièces voisines. En contrepartie, un parquet cloué se démonte lame par lame et traverse facilement un siècle.

Prix selon la technique de pose

La pose flottante se facture de 20 à 35 euros le mètre carré, la pose collée de 30 à 50 euros, la pose clouée de 40 à 70 euros. La colle représente 3 à 8 euros le mètre carré et le primaire d'accrochage 2 à 5 euros. Les lambourdes et l'isolant d'une pose clouée ajoutent 15 à 35 euros le mètre carré. La dépose d'un ancien revêtement, lorsqu'elle est nécessaire, se situe entre 5 et 20 euros selon sa nature.

Sélection des artisans de pose de parquet dans l'Indre et le Cher

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